Test du Line 6 DT25-112 : 4 amplis en un

Avec le DT25-112, Line6 joue la carte de la sobriété. Ici, point de trentaine d’effets, de modélisation d’amplis, de Jam Tracks comme sur la gamme des Spider IV mais un retour au bases. Comme son grand frère le DT50, le DT25 associe modélisation numérique et amplification par lampes.

Le Line6 DT25 est d’abord un ampli à modélisation qui se concentre sur 4 modèles d’amplification réputés. On a donc en fait 4 amplis à lampes en 1, avec chacun un son très typé :
– Fender (American clean)
– Marshall (British Crunch)
– Vox (Class A shime)
– MesaBoogie (Modern High-Gain)

Un mariage subtile entre numérique et analogique
Les 4 voicings peuvent être modulés grâce à des switch analogiques. On accède ainsi à un sélecteur de Classe AB ou A (Voir notre article sur l’amplification à lampes pour les nuls), un sélecteur de type de lampe – Pentode ou Triode. Donc le son est à la fois construit sur une modélisation HD et des composants physiques. On peut créer autant de combinaisons qu’on le souhaite.

Ces résultats sont obtenus au moyen de plusieurs lampes commutées selon les réglages choisis par l’utilisateur. La technologie numérique contrôle la partie analogique. Le DT25 dispose d’une triode de préamplification 12AX7 (en production continuelle depuis 1946 svp et que l’on retrouve aussi sur les Spider Valve MKII et les DT50) ainsi que de 2 pentodes EL84 pour l’amplification de puissance. Les EL84 ont été popularisées par de nombreux groupes du British Blues Boom dans les années 60 que l’on retrouvaient notamment sur des amplis VOX.

Ces prouesses techniques sont l’oeuvre de Reinhold Bogner, spécialiste allemand de l’amplification à lampes, vivant aujourd’hui aux Etats-Unis. Il travaille avec Line6 depuis l’époque du premier Spider Valve devenu par la suite un best seller.

Enfin, le DT25 propose 2 canaux indépendants avec un sélecteur 2 positions (ou un footswitch) qui vous permettra de préparer des presets lead et solo au moyen d’un égualiseur 3 bandes + presence + reverb + drive.

Un mode faible volume bodybuildé
Le DT25 propose aussi un mode « Low Volume » pour garder des sonorités typiques (en distortion notamment) avec un volume moindre. Idéal pour jouer en appartement sans se faire expulser par les voisins à l’oreille si peu musicale par exemple. A plus faible volume, la technologie de modélisation prend le relais pour proposer un son de caractère avec suffisamment de distorsion.

Une connectivité complète
Question connectivité, il ne manque rien à ce DT25.

Il dispose d’une entrée et sortie MIDI qui ravira les propriétaires de pédialiers MIDI pour piloter les lampes, les modes, les classes, l’égaliseur…

Bien sûr, le port maison « Line6 Link » est de la partie. Il vous permet de raccorder l’ampli à tous les autres équipements Line6 : Variax, Stombox, Pod etc… Ce type de connexion offre un raccourci bien pratique puisque le réglage du DT25 s’adaptera automatiquement au type de son que vous sélectionnez depuis votre Pod.

On retrouve également de façon traditionnelle un footswitch, une boucle d’effet série, des sorties haut-parleur à multiples impédances et une sortie directe XLR avec simulation de haut-parleur idéale pour enregistrer sans repiquage micro. C’est d’ailleurs la méthode que j’ai utilisée dans la vidéo de démonstration ci-dessous.

Quid du positionnement marketing du DT25-112 ?
Il est assez surprenant de constater que le DT25-112 est proposé à un prix très proche du Spider Valve MKII-112, soit 100 euros en plus pour le DT25… alors que ce dernier ne propose pas les multiples modélisation d’effets et d’amplis proposées sur le Spider Valve. Comment expliquer cette différence ?

Elle vient du fait que le système de switch 100% analogique de la série DT demande plus de ressources que le système de modélisation 100% numérique des Spider Valve MKII. Le DT25 s’adresse plutôt à des guitaristes qui ont surement déjà de nombreuses pédales d’effets et qui savent comment elles sonnent avec des Marshall/Fender/Mesa/Vox avec l’avantage de ne pas avoir à se trimballer ces 4 modèles en live.

Il va sans dire que les finitions sont impeccables. Le style rétro avec surpiqures s’accorde bien avec le panneau de contrôle agréable et clair à utiliser, retro-éclairé selon le canal choisit pour une bonne visibilité des preset même en situation lumineuse douteuse.

Prix généralement constaté : 725 euros

Vidéo de démonstration – Partie 1

Vidéo de démonstration – Partie 2

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