Nouvel album de Popa Chubby : ma review en avant première

Un album de Popa Chubby on ne peut pas dire que ce soit une sortie exceptionnelle, car ça arrive grosso modo tous les ans, voire encore plus souvent. Malgré tout, il reste un de mes guitaristes préférés et chaque disque est pour moi une joie car je me demande ce qu’il va nous réserver. La sortie de son prochain opus,  « The Fight Is On »,  est prévue début mars, mais j’ai pu m’en procurer une copie en avance (merci Sophie) et je vais donc vous faire part de mes impressions.

D’abord, voici ce que dit le maître de son dernier opus :
“ C’est un album que j ‘ai entièrement conçu dans mes studios , ( New Jersey / près de New York) , réalisé avec mes guitares “ Vintage” . J’avais envie d’un son rocailleux , rock’n’roll qui sente bon le sale … sans compromis … Je pense être arrivé à ce résultat ..
De ma complicité avec Jerry Williams ( producteur des Bad Brains ), que je suis comme un sherpa , un mentor, est née la ballade “ Locked in a memory”, de très loin mon meilleur jeu de guitare … et je suis très fier des solos avec ma Les paul sur ce titre … tout comme je suis très fier de cet album d’ailleurs … »

Effectivement, on peut dire que le cru 2010 est très classic rock, 70’s. Si vous aimez Hendrix, les Stones, il va vous plaire. C’est du vintage bien ficelé, old school. On ressent très bien ce feeling rock notamment sur « The Fight Is On » (la piste éponyme de l’album) et « We Got Some Rockin’ To Do ». Pour le clin d’œil aux Stones, jetez une oreille à la moitié de « Wicked Wanda », la piste qui pourtant se rapproche le plus d’un blues de tout le disque.

En plus de ce fil rouge rock’n’roll, on a droit à quelques pistes qui ajoutent une autre dimension à l’univers de Popa comme « Music Is My Religion » et son riff heavy rock et « Greedy For Gold » qui est un mélange intéressant de punk mené à un train d’enfer et de rythme chaloupé plus lent. Il ne faut pas oublier que Mister Chubby a démarré sa carrière de musicien en faisant du punk, ça laisse des traces.

Un autre élément récurrent, c’est l’utilisation des effets, auxquels Popa ne nous a pas trop habitué. On trouve aussi beaucoup de guitares harmonisées dans ce disque. Il y en a toujours eu un peu dans ses productions précédentes, mais ici c’est plus généralisé (sur un tiers des pistes environ), et je dois dire que j’adore. Ça donne tout de suite un côté à la fois plus sophistiqué et « plein » au niveau du son. On retrouve ce genre de truc dans les groupes multi guitaristes (Lynyrd Skynyrd, Eagles, …) et donc ça donne encore une fois une dimension bien rock.

Mes pistes préférées sont :

  • le très hendrixien « The Right Time » avec une ambiance très popy, et l’utilisation à bon escient de la wha wha.
  • « Music Is My Religion », que je pense plus ou moins autobiographique. Très punchy, on a envie de pousser le volume sur infini comme dirait Nigel Tunfnel (guitariste du mythique Spinal Tap)
  • « NYC 1977 till » qui est une chanson hommage à la musique de sa jeunesse et à sa ville, NYC. Un gros clin d’oeil très appuyé à « Walk On The Wild Side » de Lou Reed, New Yorkais comme lui. Il cite aussi une chanson de Snoop Dog : « Rollin down the street, smokin indo, sippin on gin and juice ». On voit bien dans cette chanson la variété des goûts du garçon, citant pêle mêle le blues, le rock, le rap, le jazz. elle est vraiment plaisante, une sorte d’oasis dans l’excitation rock du disque.
  • « Holes », celle là est carrément à éviter si vous ne voulez pas la fredonner toute la journée !!! Elle rentre insidieusement dans la tête et me donne envie de prendre ma guitare pour plaquer quelques power chords bien sentis.

A contrario, quelques chansons ne m’ont pas convaincu comme « Memory » que je trouve trop longue, ainsi que le seul instrumental du disque « Steelhorse Serenade » qui commence par une (trop) longue plage d’harmoniques jouées en disto et vibrées. Elle est à mon goût un peu gonflante, trop longue, elle n’apporte pas grand chose à l’ensemble.

Enfin Popa conclut son nouvel opus par une reprise de Motorhead « Ace of Spades ». Il s’agit d’une version live d’une qualité audio que je trouve plus que moyenne. Ca distord beaucoup sur la voix. C’est dommage, parce que c’est un bonne chanson bien rentre dedans et limite bourrin. A voir en live, ça doit bien donner je pense. Mais sur ce disque je ne vois pas ce que ça vient faire, surtout pour conclure.

Comme d’habitude, j’accroche moyen moins sur le visuel de la pochette. Ça fait vraiment trop, l’air méchant, les gants de box et la guitare. En même temps c’est le personnage qui veut ça.

Au final, je dirais que cet album 2010 est un bon cru de Popa, sans égaler la qualité de ses opus plus anciens comme One Million Broken Guitars, Brooklyn Basement Blues ou How’d a White Boy Get the Blues? (mes 3 favoris). Toutefois, il vaut largement qu’on y jette une oreille attentive car il y a de bonnes chansons et ça permet de voir ce qu’un guitariste ouvert peut faire avec une recette de base assez simple (blues, rock et quelques accords) épicée de toutes ses nombreuses influences.

Si vous ne le connaissais pas, allez sur son Myspace pour vous faire une idée, ou mieux allez le voir en concert, il sera dans toute la France au mois de mars.

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