Mick Taylor en concert au New Morning le 02 juillet 2009

Le blog qui gratte a été convié il y a quelques semaines à se rendre à un évènement exceptionnel à plus d’un titre, un concert de Mick Taylor. Exceptionnel car il s’agit d’un ancien membre des Bluesbreakers de John Mayall et des Rolling Stones, deux groupes mythiques pour les fans de blues et de rock. Exceptionnel également car, de l’avis même des Stones, c’est le meilleur musicien avec lequel ils aient travaillé au cours des années au rayon guitare. Et enfin, ça faisait un petit moment que Mick ne s’était plus produit en France. C’est donc avec joie que nous avons répondu oui à la demande de Lionel Aknine, qui s’occupe de la tournée de Mick en France, et je le remercie encore pour les invitations qu’il nous a mises à disposition..

Nat, la gagnante du concours pour gagner l’invitation n’ayant pas pu se rendre disponible, c’est donc Sarssipius qui m’a accompagné au New Morning jeudi dernier. C’est agréable de rencontrer IRL (In Real Life, dans la vraie vie quoi) un collègue éminent et d’échanger sur tout et rien et surtout la guitare. Merci Sarssi, c’était une bonne soirée. Et dans la foulée, on s’est dit que ce serait sympa de faire ce billet “à quatre mains”, histoire d’avoir deux avis différents sur la même prestation. Les commentaires de Sarssi seront donc en italique.

*** Sarssipius:

Et je te remercie de m’avoir proposé de venir à ce concert qui était sold out… Tout le plaisir était pour moi, d’une part parce que j’ai enfin pu mettre un visage sur le blaze d’un camarade blogger… Et d’autre part parce que p’tain, Mick Taylor en concert quoi… C’est quand même pas tous les jours!! Merci donc à toi, à Nat (même si elle n’a pas fait exprès) et à Lionel…***

Nous sommes donc arrivés sur les lieux vers 20h00 soit 1 heure avant le début du concert et la file qui s’étendait déjà dans la rue en disait long sur l’attente fébrile des nombreux fans. La moyenne d’âge se situe grosso modo à 50 ans, mais quelques “jeunes”, dont nous faisions partie, se sont joints au cortège. Visiblement au détour des conversations, on s’aperçoit que beaucoup de personnes présentes ce soir sont déjà venues voir Mister Taylor en concert, pour certaines de nombreuses fois et ça date d’un moment. Pas de doute, il a une base de fan fidèles en France.

Une fois rentré dans la salle, nous arrivons à nous faufiler et nous sommes placés sur le côté droit de la scène, bonne vue sur les musiciens. Parfait.

PREMIERE PARTIE : JOEL DAYDE

Je dois avouer que je ne connaissais absolument pas Joël Daydé avant de savoir qu’il faisait la première partie. Une rapide recherche sur internet ne m’en a pas appris beaucoup plus. Je partais donc sans trop d’a priori sur le monsieur.

Démarrage sur les chapeau de roues avec des riffs en slide plutôt bien sentis sur une acoustique en Open Tuning avec un léger overdrive (Martin je dirais à vue de nez). Il enchaine des classiques (Walking Blues, Little Red Rooster, …). Il passera un peu plus tard sur une strato de 69 (sans manquer de nous faire remarquer son prix, hum bof) en restant dans le même registre. Jeu aux doigts et influences roots à tous les étages.

joel dayde

Niveau guitare pas grand chose à dire, c’était propre et sympa, sauf quand il s’essayait aux solos, pendant lesquels c’était beaucoup moins convaincant. Autre point moins agréable, c’est que les paroles de blues en français sur des classiques anglo saxon, c’est vraiment pas ma tasse de thé.

Apparemment une partie du public n’a pas vraiment apprécié la prestation, car il a été plusieurs fois sommé de quitter la scène pour céder la place à Mick (il a eu le malheur de faire une reprise de “He’s gone”, ça a donné du grain à moudre à ses détracteurs). Mick était vraiment très attendu par cette assemblée de fans.

C’est donc après environ 40 minutes que Joël libère la scène, pas rancunier pour deux sous, malgré l’accueil plus que mitigé qui lui a été fait.

***Sarssipius:

Je dois dire que je partage partiellement ton sentiment et ton appréciation de cette première partie. Joel Daydé connaît le blues, aucun doute n’est permis!! Sa voix est puissante et son jeu de guitare puise à la source même du Country Blues… Sur Rollin’ & Thumblin’, Little Red Rooster ou St James Infirmary, on s’y croirait presque… Oui, là-bas quelquepart entre le crossroad et le bayou… En plein coeur du bluesland!! Par contre comme toi, j’ai moins apprécié les textes français sur les standards… Exercice difficile et rarement convaincant! J’ai en particulier eu du mal sur le Mona de Bo Diddley transformé en Mona Lisa, qui au passage ne m’a pas convaincu tant le Diddley Beat manquait singulièrement de sauvagerie percussive! Nonobstant, la partie du public que tu décris ne s’est vraiment pas comporté de la plus belle des manières… Un peu de fair play et de patience… Mick arrive!! ***

MICK TAYLOR

Nettoyage de la scène, allumage des amplis et le New Morning est près pour accueillir Mick Taylor et son band.

L’attente ne dure pas trop longtemps, heureusement car l’atmosphère est surchauffée, et ça ne va pas s’arranger tout au long du concert.

Applaudi à tout rompre lors de son entrée, Mick empoigne sa guitare et commence un monologue le temps que le groupe s’installe. Le bonhomme est classe et a de la prestance pour un sexagénaire. La causette continue un moment, jusqu’à ce qu’il se rende compte que ses musiciens aimeraient entamer les hostilités.

Mick Taylor

C’est parti pour le premier morceau, Secret Affair. Aucune des chansons jouées ce soir là ne m’était connue, et j’étais totalement en terrain inconnu. Et bien, je n’ai vraiment pas était déçu par les compositions de Mick. Ils ont enchainé les deux premières chansons, toutes deux extraites de l’album A Stone’s Throw. J’ai été agréablement surpris car ce ne sont pas des poncifs mille fois entendus, mais des compositions originales à tous les sens du terme. Du bon blues rock, comme j’aimerais en entendre plus souvent. En revanche, on sent que le jeu de Mick est encore un peu rouillé (c’est le début de la tournée), il y a souvent eu pas mal de “pains” par ci par là. Mais dans l’ensemble, on sent qu’on a affaire à un grand guitariste. Le toucher est toujours là, aussi bien en slide qu’en jeu standard. Là encore on n’a pas eu droit à une resucée de plans éculés, c’était bien agréable.

On sent quand même que le poids des ans se fait sentir car entre chacune des chansons suivantes, nous aurons droit à une petite discussion avec le public. C’est d’ailleurs assez agréable (même si ça casse le rythme du concert) de voir le personnage interagir avec ses fans, car il ne manque pas d’humour et d’auto dérision. Par contre, après quelques minutes, nous nous sommes rendus compte que Mister Taylor avait certainement dû faire également la causette avec Bacchus, car son élocution était un peu pâteuse et il cherchait ses mots.

Cette pause a permis au public de lui demander de jouer une autre de ses compositions, Alabama qu’il entame seul à la guitare, puis il est rejoint par le groupe. Je n’ai pas souvenir d’un concert où le public a eu gain de cause en demandant à l’artiste de jouer une chanson comme ça au débotté. Très sympa.

Mick Taylor

Dernière chanson de la première partie du concert, Losing My Faith est plus classique dans sa forme et Mick nous intercale d’ailleurs à un moment le riff de Good Morning Little Schoolgirl. Super clin d’oeil d’un apprenti bluesman qui a dû user ses médiators sur ce genre de blues de Chicago quand il était môme ou qu’il œuvrait pour John Mayall & The Bluesbreakers (à 17 ou 18 ans quand même, ça calme).

La température de la salle n’ayant décidément pas baissé, Mick laisse son band sur scène pour nous jouer une composition de son guitariste rythmique (Denny Newman). Ce groupe est d’ailleurs impeccable et le sera tout au long du concert. Cette chanson, intitulée Burying Ground laisse la part belle aux chorus de guitare et de clavier.

Un bon moment également, même si le principal intéressé n’est plus sur scène. Il revient quelques minutes plus tard, rafraichi et changé. Il a tombé la veste, heureusement pour lui, c’est un coup à faire une crise cardiaque par une telle chaleur. Il prend le dernier solo sur Burrying Ground et présente la chanson suivante dans la foulée, Blind Willie Mc Tell. C’est une reprise de Bob Dylan, avec lequel il a travaillé sur l’album Infidels en 1983. Peut être ma chanson préférée de la soirée, je l’ai trouvé très émouvante, ne me demandez pas pourquoi. Une compo simple et bien exécutée. Et pour enfoncer le clou sur Bob Dylan, ils ont directement enchainé sur All Along The Watchtower (une façon de faire un clin d’oeil à Jimi Hendrix ?). La réponse du public est immédiate, comme souvent quand il y a une reprise de chanson très connue ou un grand classique du rock.

Mick Taylor

Après la désormais habituelle pause, Mick annonce qu’il s’agit de la dernière chanson car il a très mal au dos (mais il continue de jouer sur une Les Paul, bonjour les lombaires …) et qu’il est fatigué. Il est arrivé directement de Grande Bretagne l’après midi même. C’est donc une chanson de Mick Jagger qu’il choisit, Can’t You Hear Me Knocking. D’ailleurs, il a glissé quelques piques à son ancien collègue guitariste des Stones, Keith pour ne pas le nommer.

Mick Taylor

Fin de concert donc, mi figue mi raisin, car on sent qu’effectivement Mick est au bout du rouleau physiquement et son jeu s’en ressent. Il se repose un peu sur son guitariste rythmique et sur son clavier. Il finit même par se refermer sur lui-même en tournant le dos au public.

Mick Taylor

Le morceau fini, Mick se jette par terre un peu théâtralement, mais je pense qu’il en avait vraiment plein les pattes.

Mick Taylor

Il reviendra pour un seul rappel, la chanson No Expectations des Stones (encore eux, hum bizarre) qu’il jouera sur la copie de Strato blanche. Il restera assis, nous disant que c’est bien la première fois qu’il fait ce genre de chose.

*** Sarssipius:

Voici quelques faits que je ne connaissais pas à propos de Mick Taylor:

Le mec est bavard… Il cause avant de chanter… Il cause entre les chansons… Il cause à la fin du concert! M’est avis qu’un divin nectar n’est pas étranger à cette prolixité… On est Blues ou on ne l’est pas! Mick l’est assurément!

Le mec est un peu amer… Mais tellement drôle et touchant! Une touche d’auto-dérision typiquement British. Celle du mec qui sait qu’il a été un Rolling Stone et qu’il n’aura pas eu la carrière solo qu’il aurait pu avoir… Mais qui est quand même heureux d’avoir la carrière qu’il a eu!!

Le mec est âgé et cela s’entend lorsqu’il parle, mais dès qu’il chante sa voix change, mute, se transforme et entame une mue inversée… Mick lorsqu’il chante ne fait plus ses 61 berges! Mick lorsqu’il chante est un jeune premier qui aurait toute la maturité et l’assurance d’un vieux routard!

Ce concert a été pour moi l’occasion d’également découvrir Mick Taylor un peu plus avant. Je connaissais un peu sa musique, mais pas comme le fan hardcore qui se dandinait sur ma droite… J’ai toujours été fasciné par son jeu en slide qui puise chez les classiques du genre mais avec une touche toute personnelle. Une touche sonore pour être précis… Par moment, je n’entendais plus une Les Paul mais un saxophone. C’est complètement incroyable mais Mick fait sonner sa guitare comme un sax qui jouerait des lignes jazzy en plein blues-rock endiablé. Alors oui, des imprécisions et des pains il en a fait, et son dos manifestement douloureux ainsi que la dive bouteille dont il a probablement plus que tété avant le concert n’y sont pas étrangers. Mais des envolées lyriques il y en a eu aussi de belles, en particulier lorsqu’il sort son bottleneck et qu’il entame des glissades effrénées sur les cordes de sa Les Paul.

C’est clairement ce que j’ai apprécié de ce concert de Mick Taylor… Sans en avoir l’air, il nous a réellement amené à la croisée du Blues, du Rock et du Jazz sur la première partie de ce concert constituée de ses propres compositions des albums A Stone’s Throw et Mick Taylor.

La chaleur terrassante et l’envie de s’en griller une à l’abri des regards ont eu raison de lui… Il laisse la main à son groupe qui joue Burying Ground une composition de Denny Newman (le guitariste rythmique). Du Blues-rock bien classe servi par un groupe solide et un très bon guitariste-chanteur qui a la particularité de jouer sans médiator.

Mick revient, une chemise sèche est venue remplacer la veste qui finissait par l’étouffer… Et c’est parti pour une fin de concert torride… Il attaque une reprise de Blind Willie McTell, une chanson de Bob Dylan a laquelle il avait participé en tant que sideman. Une chanson que j’ai souvent écouté par le passé, et son adaptation est énorme avec 2 clins d’oeils via l’intégration d’une partie d’All Along The Watchtower… Vient ce qui, selon moi, est le moment de bravoure du concert avec la reprise de Can’t You Hear Me Knocking. Le son est poussé au maximum, certains passage frôlent l’énergie du hard rock… Mick tourne le dos au public dans ce qui semble être une communication secrète entre lui et son batteur Jeff Allen (un cogneur de première celui-là). Lessivés, le groupe se retire… Pour mieux revenir et nous servir le vrai moment de bravoure du concert!! No Expectations que parfois Mick appelle Great Expectations. Assis, une copie de Stratocaster entre les mains il entame une des plus belles chansons des Rolling Stones. La voix est hésitante, fatiguée… Il faut se la coltiner cette chanson pour atteindre la tessiture de Mick Jagger!! Les doigts semblent accrocher sur le manche mais le slide lui est toujours aussi bon… Puis Mick Taylor s’emballe! Et s’il transformait ce No Expectations… Et s’il en faisait un medley? Qu’à cela ne tienne… Il se lève… Petit échange de regard avec les musiciens… Il entame une transition sous la forme des accords de Brown Sugar puis entonne une adaptation toute personnelle de Satisfaction. La voix, la tessiture sont différentes de celles de Jagger… Mais sa version est tout aussi désabusé d’une certaine façon.

Cette fois ça y est! Le groupe se retire… Et nous aussi nous quittons la fournaise du New Morning pour partir à la quête d’un peu d’air frais.

Playlist :
Secret Affair (album A Stone’s Throw)
Twisted sister (album A Stone’s Throw)
Alabama (à la demande du public, album Mick Taylor)
Losing My Faith (album A Stone’s Throw)
Burying Ground (composition du guitariste rythmique jouée pendant que Mick se changeait)
Blind Willie Mc Tell > All Along The Watchtower (Bob Dylan covers)
Can’t You Hear Me Knocking (compo de Mick Jagger, album Live at 14 Below: Coastin’ Home)

Rappel : No Expectations (Rolling Stones Cover, album Beggars Banquet)

Musiciens :
Mick Taylor (guitare et chant)
Max Middleton (clavier)
Jeff Allen (batterie)
Kuma Harada (basse)
Denny Newman (guitare et chant)

Matériel utilisé :
Gibson Les Paul table érable tigré
Copie de Strat blanche
Ampli Marshall JCM 900
Fender Blues Deville
Wah Wah Vox (pas sûr)

Mick Taylor

Pour finir une petite vidéo du monsieur en action en slide, histoire de vous donner envie d’aller le voir quand il reviendra à l’automne.

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7 Réponses à “Mick Taylor en concert au New Morning le 02 juillet 2009”

  1. Lefty says:

    comme je le disais par ailleurs, un nom connu sur un perso que je connais beaucoup moins. le peu de souvenirs que j’avais de lui n’en faisaient pas une de mes idoles…soirée a priori sympa mais musicalement peut-être un poil juste,non?

    plutôt fatigué, le bonhomme, quand même…(il devrait abandonner la LesPaul, mais ça doit pas être facile…)

  2. Sarssipius says:

    Perso je préfère voir la chose de la façon suivante lefty:

    Soirée sympa avec un musicien de légende qui n’a manifestement plus la flamme de ses jeunes années, mais qui a su éclairer la soirée de traits guitaristiques à la limite du lyrisme et des chansons (parce que c’est encore ça le plus important) que tous les apprentis blues-rockers devraient connaître afin d’élargir leur horizon sonore.

    C’est ça la marque des géants: même quand ils déclinent, ils ont encore à nous apprendre.

  3. Matt says:

    Génial ce compte-rendu !

  4. Matt says:

    Génial ce compte-rendu !!

  5. agatzebluz says:

    @ Matt : merci
    @ Matt : merci ;-)

    Les tiens sont pas mal aussi :-)

  6. Michel says:

    Chaude soirée d’été dans un New Morning sold-out et surchauffé.
    Avec, en plus une première partie, Joël Daydé, sortit de la naphtaline, je me souviens avoir acheté son LP “Daydé” en ….1971, surtout parce que Claude Engel y jouait des trucs de dingues à la wah-wah.
    Pour situer c’est lui qui avait adapté Mamy Blue chanson qui a assuré les fins de mois de Nicoletta.
    Seul à la guitare acoustique ou Strat (de 1969), il se la pète un peu et on voit mal l’intérêt de jouer Little Red Rooster ou You Gotta Move juste avant Mick Taylor.
    Et puis les paroles de Six cordes ! Une traduction des chansons de Jimi mise bout à bout genre “au pays de la dame électrique, dans la maison rouge, le vent ne crie plus Marie”. Ouh là !

    Vers 22heures, et dans un bain de sueur, se pointe le groupe de notre anglais, un peu fatigué avec l’ ami Max Middleton, qui est bien en chair, et fait un peu touriste avec son panama et son costume léger.
    Notre Mick arrive un titubant légèrement, chemise à manches longues, veste de costume, il s’approche du micro et se lance dans un monologue à la BB King , nous expliquant à grands renforts de Anyway qu’il aime la salle, parce que le public est proche etc…
    Et le show commence, on a devant nous (juste devant) un fabuleux guitariste, celui qui, soir après soir aux USA en 1972 a tissé derrière les Stones la plus fabuleuse trame sonore de la carrière du groupe, et ce son, cette façon économe de jouer, pas de set list écrite pour les musiciens, mais un longue présentation des morceaux qui sont très étirés, mais que c’est beau Alabama ou Twisted Sister, Max semble s’endormir sur son piano électrique mais ses doigts courent sur les touches, le groupe répond au doigt et à l’œil , et on retrouve la magie intacte d’un bluesman d’exception, anglais et blanc, mais qui puis ses racines dans le blues des origines,
    Mick Taylor est resté un puriste, amoureux de la note, économe, habile à la slide, précis, ses mains bougent très peu et son jeu de scène est inexistant, mais il dégage une fascination incroyable, une présence forte. Certes il est un peu chargé à la liqueur, et il se laisse tomber par terre, se relevant à l’aide du pied de micro, réclamant quelque chose à boire, dans un numéro d’auto dérision très anglais.
    A noter aussi, le riff de Layla qui pour mon plus grand bonheur déboule au milieu d’un medley blues.
    Et puis le rappel, il a dit pendant le show qu’il ne jouait pas de chansons des Stones car elles étaient signées Jagger/Richards,( juste avant Can’t you hear me knocking) mais là il attaque assis sur un tabouret No Exceptations (de Beggears Banquet) version décalée, voix approximative mais le jeu de guitare fait tout oublier, puis il se lève péniblement, a mal au dos (bon à se rouler par terre à 60 piges !), nous tourne le dos, et demande à son batteur…….Satisfaction, un Satisfaction un peu approximatif ironique avant de quitter la scène, comme pour rappeler qu’il est toujours resté un Rolling Stones.

  7. info concert says:

    Compte rendu génial c'est vrai.

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